Cinquante-huit jours après avoir effleuré son rêve de sacre européen, le Paris SG retrouvait la Ligue des Champions hier mardi à huis clos, avec un choc contre Manchester United, son ancien cauchemar qu’il devait battre sous peine de broyer à nouveau du noir.
Le PSG peut-il gagner la C1 ? En exorcisant des années d’échecs et de “remontadas” subies, l’épopée estivale à Lisbonne devait avoir apporté une réponse claire à cette question qui revient en boucle depuis l’arrivée de l’actuel propriétaire qatarien en 2011, selon l’AFP.
“On va travailler la saison prochaine pour gagner la Ligue des Champions parce que c’est notre objectif”, a assuré le président parisien Nasser Al-Khelaïfi, après la défaite en finale face au Bayern (1-0). “On y croit plus qu’avant.”
Cette fois, c’est la bonne... sauf que la rentrée ratée, entre cas de Covid-19, défaites, blessures, suspensions et tensions en interne, a convoqué de nouveau les interrogations, à l’aube de la 13e campagne du club en C1. “Le défi, c’est de ne pas penser à la finale d’août. C’était extraordinaire, mais c’est passé. Nous sommes une autre équipe, c’est le défi pour moi de recréer une équipe serrée, capable de jouer ensemble”, a prévenu l’entraîneur Thomas Tuchel. Les arrivées tardives de Danilo Pereira, Moise Kean et Rafinha ont colmaté les premières brèches. Reste à trouver un ciment puissant pour solidifier une équipe pas encore prête: Manchester United est tombé à point nommé.
Le choc face aux “Red Devils”, l’adversaire le plus redoutable de son groupe avec le RB Leipzig, allait en dire long sur la capacité du PSG à atteindre le Graal, tout comme sa belle victoire contre le Real Madrid (3-0) en septembre 2019, dans le même contexte, avait été prémonitoire des succès qui ont suivi. Comme face aux Espagnols, le finaliste sortant a fait sans plusieurs titulaires blessés, en l’occurence Marco Verratti, Mauro Icardi et Leandro Paredes. Cette affiche a déterminé aussi la tonalité pour la suite du calendrier, avant deux déplacements en deux semaines, à Istanbul contre le Basaksehir puis en Allemagne. Avant cette séquence chargée, s’ils ont gagné leurs cinq derniers matches de L1, les Parisiens avaient besoin de battre un adversaire de référence. Leur seul choc joué jusque-là, contre Marseille le 13 septembre, s’était terminé par une défaite embarrassante (1-0) dans une ambiance détestable.